En vingt ans de carrière au Barreau de Kinshasa/Matete, j'ai vu des justiciables innocents croupir des mois en détention préventive. J'ai vu des contrats piétinés, des droits de propriété bafoués, des femmes cherchant justice éconduites aux portes des tribunaux.
L'État de droit n'est pas une formule magique que l'on inscrit dans une constitution et qui se réalise de lui-même. Il se construit pierre par pierre, réforme après réforme, sanction après sanction.
Les défis sont connus :
- Durées excessives de détention préventive sans jugement
- Manque d'accès à l'aide juridictionnelle pour les citoyens démunis
- Formation insuffisante des magistrats et des officiers de police judiciaire
- Corruption endémique dans certaines juridictions
- Surcharge des tribunaux de Kinshasa
En tant que parlementaire, mon premier travail serait de renforcer le contrôle du législatif sur l'exécutif, d'interpeller les manquements et de proposer des réformes concrètes : révision des délais de garde à vue, généralisation de l'aide juridictionnelle gratuite, et plan de formation des magistrats sur cinq ans.
Un Congo où la loi est la même pour tous — du plus riche au plus pauvre — est non seulement possible, c'est le Congo que nous méritons.
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